
En bref
- Facebook laisse chacun dire, avec ses mots, ce qu’il veut voir : vos publications doivent parler clairement de votre métier.
- Meta retire peu à peu le choix des emplacements de pub : soignez vos visuels pour chaque format.
- LinkedIn repère les posts génériques : racontez du vécu, pas des banalités.
Chaque semaine, je fais le tri dans l’actualité des réseaux sociaux pour ne garder que ce qui peut servir à votre entreprise. Cette semaine, trois annonces retiennent mon attention, avec ma tasse de thé à la main : Facebook, la publicité Meta et LinkedIn.
Facebook : vous pouvez maintenant parler à l’algorithme
Facebook enrichit son réglage « Votre algorithme ». Dans le fil et dans les Reels, chaque utilisateur peut désormais écrire, en langage courant, ce qu’il a envie de voir plus ou moins souvent, et ajouter ou retirer des centres d’intérêt. Les recommandations s’ajustent tout de suite, et Facebook peut même poser une petite question après un clic sur « Intéressé » ou « Pas intéressé ».
Ce que ça change pour vous : vos clients vont pouvoir demander « plus de recettes locales » ou « plus de déco artisanale ». Pour apparaître dans ces demandes, Facebook doit comprendre clairement de quoi parlent vos publications. Nommez votre métier, votre ville, vos produits, dans le texte comme dans les vidéos. Un post vague du type « Belle journée à tous » ne sera rattaché à rien.
Publicité Meta : moins de choix sur les emplacements
Meta supprime progressivement la possibilité de choisir où s’affichent vos pubs (résultats de recherche Facebook, entre deux Reels…). C’est déjà le cas pour les objectifs ventes, prospects, interactions et promotion d’application. Seuls les objectifs notoriété et trafic gardent ce réglage pour l’instant. En échange, Meta propose d’adapter le visuel et le texte à chaque emplacement, de modifier l’enchère selon l’emplacement, ou de définir des exclusions au niveau du compte.
Ce que ça change pour vous : si vous faites un peu de pub pour votre boutique ou vos services, vous ne pourrez bientôt plus dire « uniquement dans le fil Instagram ». Préparez donc chaque annonce en deux formats, carré et vertical, pour qu’elle reste lisible partout. Et vérifiez une fois dans les paramètres du compte les exclusions qui vous tiennent à cœur.
LinkedIn fait la chasse aux posts sans saveur
Depuis août, les membres de LinkedIn peuvent signaler les publications génériques ou répétitives, souvent écrites à la chaîne avec l’IA. Plus d’un million de personnes ont utilisé ce bouton en moins de trois semaines. LinkedIn explique maintenant comment ses outils repèrent ces contenus, avec une vérification humaine pour les cas difficiles, et dit avoir réduit de 40 % leur visibilité.
Ce que ça change pour vous : les publications passe-partout, celles qu’on pourrait coller sur n’importe quelle page, vont perdre de la portée. Ce qui fonctionne, c’est votre regard à vous : un chantier terminé, une question de client, une erreur dont vous avez tiré une leçon. Vous pouvez vous faire aider pour la forme, mais le fond doit venir de votre quotidien.
Mon conseil de la semaine
Prenez 10 minutes et relisez vos cinq dernières publications Facebook ou LinkedIn. Pour chacune, posez-vous une question : est-ce qu’un inconnu comprend, en lisant la première ligne, ce que vous faites et où vous êtes ? Si la réponse est non, réécrivez cette première ligne pour la prochaine fois, avec votre métier, votre ville et un détail concret. C’est simple, et c’est exactement ce que les algorithmes de Facebook et LinkedIn cherchent à mettre en avant.
Sources : Social Media Today, Facebook et ses réglages d’algorithme en langage courant ; Social Media Today, Meta et le contrôle des emplacements publicitaires ; Social Media Today, LinkedIn face aux contenus IA génériques
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